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Adam

 
Adam. Source: Wikipedia

Adam (hébreu : אָדָם, araméen/syriaque : ܐܕܡ, arabe : آدم) est un personnage de la Bible et du Coran. Dans la Bible, il est mentionné dans le livre de la Genèse lié aux premiers écrits de la Bible datant du premier millénaire avant l'ère commune. Dans ce texte, qui fondent la mythologie biblique et les croyances juives, chrétiennes et musulmanes, il est le premier homme (au sens d'être humain), créé par Dieu. D'après le Livre de la Genèse, il meurt à 930 ans (Genèse : 5-5).

Origine du nom d'Adam

L'onomastique propose plusieurs pistes concernant l'origine du nom d'Adam.

Le nom générique adam (« humanité ») se retrouve dans plusieurs langues sémitiques. Ainsi, des tablettes d'Ougarit révèlent qu'en langue ougaritique, l'humanité se dit « adm » qui donne en hébreu « Adam », le premier homme.

Dans Gn 2:7, « Elohim forma ha-adam, poussière de ha-adama » : ha-adam, c'est « l'homme », littéralement « le terreux, le glaiseux » ; ha-adama est « la terre », « la glaise ». Le jeu de mots étymologique du rédacteur biblique est analogue au latin homo qui tire son origine d'humus. Cette étymologie populaire qui fait venir Adam d’adama ne tient pas compte du mode de formation des mots de la langue hébraïque : du plus court au plus long, parallèlement à l'élaboration des notions. C'est donc Adam qui donne Adama et pas le contraire. Dans le texte, la terre n'est nommée adama qu'après la formulation par Dieu du projet de faire Adam. Auparavant, elle s'appelle eretz.

Plusieurs mythologies analogues existent dans la région, comme celle de la déesse Nintu qui, dans l'épopée mésopotamienne d'Atrahasis, utilise l'argile pour la fabrication de l'humanité ou encore dans la mythologie égyptienne, avec le dieu-potier Khnoum qui, tel un potier, façonne sur son tour les hommes avec de la glaise. Toujours est-il que le nom ha adam (l’humain) est pris en son sens collectif dans la première partie du récit adamique. Il ne devient un nom propre individuel désignant le personnage d'Adam qu'en Gn 4:25.

Adam pourrait aussi dériver d'une autre racine sémitique, adom, « rouge » comme le sang, et faire référence à l'épopée babylonienne d'Enuma Elish dans laquelle Ea tue Kingu et avec son sang crée l'humanité.

Enfin, le nom propre Adam est antérieur à son utilisation générique dans les langues sémitiques. Il est notamment attesté chez un souverain d'Assyrie, Adamu. L'auteur biblique a ainsi pu rédiger un texte polémique anti-assyrien, désignant Adam par un nom qui rappelle que le premier homme embrassait une religion polythéiste originaire de Mésopotamie.

Dans la tradition juive, le midrash (exégèse juive) propose plusieurs commentaires sur le nom « Adam » :

  1. ADAM se composerait d'ED (l'Ed, « siège de la terre ») et DAM (le « sang », siège de l'âme) ;
  2. ADAMA serait ADAM MA, « l'homme-quoi », l'homme qui pose des questions ;
  3. ADAM viendrait d'ADAMA (la « terre ») et EDAME (« je ressemblerai », Isaïe 14:14). C'est celui qui peut s'élever si haut qu'il devient à la ressemblance de Dieu, et descendre si bas qu'il est plus bas que le végétal, voire le minéral ;
  4. Il existe un notarikon d'ADaM, Abraham, David, Messie (Avraham David Mashia'h).

Du mot Ed est dérivé ADeret (« la cuirasse »), ADon (« le dominateur »), ADir (« le fort »). En termes de microsémantique, Ed suggérerait l'énergie vitale. D'Ed vient Adam, bien sûr, mais aussi Adom (rouge), le rouge étant la couleur la plus vive.

Dans la Bible

Création et jardin d'Éden

Selon la Bible, au livre de la Genèse, Adam (en hébreu « אדם », du mot « אדמה », la terre et أدم en arabe) est le premier homme à avoir été créé par Dieu lors du sixième jour de la Création à partir de la poussière de la terre qu'il façonna à son image, avant de l'animer de son souffle. Au début, Adam représente le mâle et la femelle (« Dieu créa Adam à Son image, à l'image de Dieu Il le créa, mâle et femelle Il les créa »).

Comme Dieu considérait qu'il n'était pas bon pour l'homme d'être seul, il modela des animaux qu'il amena à Adam pour voir comment il les appellerait. Adam donna un nom à chacun d'entre eux, mais ne se trouva pas de compagnie qui lui convienne. Alors Dieu l'endormit, et lui créa une femme à partir d'un de ses côtés ou d'une de ses côtes [d'Adam] (la mention d'une côte serait en réalité, dans une légende sumérienne antérieure, un jeu de mots, côte et vie étant en sumérien presque homographes. Ce jeu de mots aurait disparu à la traduction en hébreu).

Adam reconnut la femme comme chair de sa chair et os de ses os, c'est-à-dire « tirée de lui ». Adam reconnut la femme pour sa compagne, et Dieu leur commanda d'être féconds, de soumettre les animaux et de manger des végétaux.

Le premier couple fut placé par Dieu dans le jardin d'Éden, pour qu'Adam cultive le sol et garde le jardin.

La rupture de l'Alliance entre Dieu et Adam

Dieu avait tout permis à Adam, sauf la consommation du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, en lui disant : « de celui-là, tu n'en mangeras pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » . Le Serpent (Nahash en hébreu), décrit comme « le plus tortueux des animaux » apparut et dit à la femme que Dieu mentait, qu'ils n'en mourraient pas, mais que leurs yeux s'ouvriraient et que leur nouvelle connaissance les apparenterait à des dieux.

La femme mangea du fruit défendu et en donna à Adam qui en mangea à son tour. Mais après avoir goûté à ce fruit, ils virent qu'ils étaient nus et allèrent se cacher. Lorsque Dieu interpella Adam, Dieu s’aperçut qu'ils étaient cachés, et, lui demandant pourquoi, Adam répondit : « Je t'ai entendu dans le jardin et j'ai eu peur, car je suis nu ; alors je me suis caché. » C'est de cette façon que Dieu s’aperçut qu'ils avaient goûté au fruit défendu, car, lorsqu'il demanda « Qui t'a appris que tu es nu ? », Adam dut avouer sa faute en admettant avoir mangé le fruit.

Alors Dieu prononça le jugement, énumérant les conséquences de la transgression : le serpent sera maudit et devra ramper, tandis que Dieu jeta l'hostilité entre la femme et le serpent, entre la descendance du serpent et la descendance de la femme, en ajoutant que « celle-ci [la descendance de la femme] t'écrasera la tête, et toi [le serpent], tu lui mordras le talon. » Dieu dit ensuite à la femme « je rendrai tes grossesses très pénibles, et tu mettras tes enfants au monde dans la souffrance. Ton désir se portera sur ton mari, mais lui te dominera. » Enfin, Dieu dit à l'homme « à cause de toi, le sol est maudit. C'est avec beaucoup de peine que tu en tireras ta nourriture tout au long de ta vie. […] Tu tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes au sol dont tu as été tiré, car tu es poussière et tu devras retourner à la poussière ».

Adam donna à sa femme le nom « Havah », Ève (Vie) car elle est la mère de toute vie humaine. Puis, Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peaux pour les habiller. Il prononça les mots suivants : « Voici que l'homme est devenu comme l'un de nous, pour le choix entre le bien et le mal. Maintenant, il ne faut pas qu'il tende la main pour cueillir aussi du fruit de l'arbre de la vie, qu'il en mange et qu'il vive éternellement. » Alors Dieu chassa Adam et Ève du jardin d'Éden, pour qu'ils travaillent le sol d'où ils avaient été tirés. Après avoir chassé l'homme, il posta des chérubins à l'est du jardin d'Éden pour barrer l'accès de l'Arbre de la vie.

Le récit attribue d'abord trois fils à Adam et Ève : Caïn, Abel et Seth, et d'autres enfants dont le nom n'est pas donné puis notamment comme petits-enfants Henoch et Enosh. Il meurt à 930 ans.

La suite du livre de la Genèse raconte que, neuf générations après Adam et Ève, l'humanité née du premier couple a disparu sous le Déluge, à l'exception de Noé et sa famille (sa femme, ses fils Japhet, Sem, Cham et leurs femmes), à qui Dieu a confié la tâche de refonder l'humanité. Dans la Bible, Noé est donc le plus récent ancêtre commun à toute l'humanité.

Traditions religieuses

Traditions juives et chrétiennes

Selon les traditions juives

Adam est animé par le souffle de Dieu (le grec πνεύμα pneuma comme l'hébreu ru'ah signifient aussi bien « vent » qu'« esprit »), selon le principe commun aux mondes grecs et hébreux selon lequel un être animé est un être qui respire et qui possède une âme.


Selon des légendes juives[Lesquelles ?] non mentionnées dans la Bible hébraïque, Adam connut Lilith avant de connaître Ève.

Selon les traditions chrétiennes

La faute qui entraîne l'exclusion du jardin d'Éden est appelée péché originel. Sa doctrine est extrêmement débattue depuis ses origines ; elle a pris des formes bien distinctes dans les différentes confessions chrétiennes[réf. nécessaire].

L'histoire dans laquelle Adam connut Lilith avant Ève (non mentionnée dans la Bible hébraïque, ni aucune Bible) remonte d'un récit très ancien[Lequel ?] où il est dit que Satan éprouva Adam par le corps charnel féminin (chair versus l'esprit de Dieu)[source insuffisante]. Lilith est le nom donné par les ésotéristes[Qui ?] mentionnés dans certains livres[Lesquels ?] de spiritisme, pour l'invocation des esprits malsains et reprendre là où Adam n'a pas cédé.

Suivant une tradition teintée de merveilleux, rapportée par les tenants d'une christologie adamique (Origène, saint Ambroise, saint Augustin et saint Basile), Adam, chassé du paradis terrestre, vient terminer ses jours en Palestine et meurt au Golgotha. Selon une tradition plus tardive, sa tête est ensevelie sous le rocher du calvaire, dans la « chapelle d'Adam » de l'église du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Saint Jérôme, polémiquant contre Origène, rappelle les traditions juives plus anciennes offrant un récit merveilleux selon lequel les restes d'Adam sont sauvés du Déluge par Noé, et après sa sortie de l'arche, confiés à son fils Sem qui les transporte et les inhume à Hébron (appelé Kiriath-Arba dans la Bible) ou sous le mont Moriah.

Point de vue actuel de l'Église catholique

Comme il a été dit avec des références à Paul VI et Jean-Paul II, l'Église catholique, Benoît XVI continue d'enseigner, et de considérer comme une « vérité de Foi », l'existence d'un premier homme, duquel nous descendons tous. Bien que toutes les « vérités définies de Foi » soient importantes et intangibles, celle-ci joue un rôle important, car sans elle on ne peut comprendre la doctrine relative au péché originel, et par voie de conséquence la doctrine de la Rédemption.

L'Église considère l'homme doué — contrairement aux animaux — d'une âme immortelle. Il n'est guère envisageable en ce cas de passer progressivement de l'absence de celle-ci à sa présence. Elle suppose donc un saut considérable, qui serait l'intervention de Dieu. Comment cette intervention s'est passée, l'Église ne le précise pas : on est libre de penser que Dieu a pu créer de toutes pièces l'homme, ou bien utiliser un ou des êtres vivants.

Adam et Ève dans la tradition musulmane

Dans le Coran, Adam est le premier humain et est le père de l'humanité. Il acquiert, par la tradition, une dimension prophétique. Le récit musulman suit, dans les grandes lignes, le récit biblique mais a intégré des éléments des traditions juives (principalement) et chrétienne. Les récits légendaires sur Adam, fortement inspirés des écrits juifs, ont eu une grande importance à l'époque post-coranique. Le Coran relate l'histoire d'Adam, en particulier dans la sourate Al-Baqara (« La Vache », II). Avant sa création, un dialogue entre Dieu et les anges permet d'annoncer à ceux-ci la création de l'Homme. Ce type de discussion est connue dans la littérature juive.

Il est créé par Dieu, qui lui donne l'image la plus harmonieuse parmi ses créatures, à partir de l'argile et lui insuffle la vie. Le champ lexical de l'argile reste utilisé par le Coran pour évoquer la création de chaque homme. De nombreuses légendes ont été créées sur l'origine de l'argile ayant servi à la fabrication d'Adam ou sur l'esprit Ruh, concept d'origine judéo-chrétienne, insufflé à Adam. Certain y ont vu l'ange Gabriel.

Adam reçoit la connaissance de « tous les noms » (« La Vache », II, 28-31). En raison de cette supériorité sur les anges, Allah ordonna aux anges de se prosterner devant Adam, ce qu’ils firent tous excepté Iblis qui, par orgueil, prétendait être plus élevé que l’Homme. Cette prosternation angélique se retrouve dans la littérature juive et le refus du diable dans la caverne des trésors, texte chrétien syriaque. La signification de l’expression « tous les noms » a fait l’objet d’interprétations divergentes.

Ce récit est suivi de la chute d’Adam. Si dans le Coran, Satan est le tentateur, les commentateurs font parfois intervenir un serpent, sous l’influence des écrits judéo-chrétiens. « Les commentateurs ne mettent pas en doute le fait qu’Adam a commis une faute, mais sous l’influence du dogme de l’impeccabilité prophétique, ils s’efforcent d’en minimiser le poids ». Pour certains, la faute est rejetée sur le serpent ou sur Ève, tandis que pour d’autres, la mission prophétique d’Adam ne commence qu’après la chute. Le Coran n’évoque pas de notion similaire au péché originel.

Adam dans diverses conceptions théologiques

Les bahá'ís voient en Adam le prophète de Dieu (le terme utilisé est « manifestation de Dieu ») le plus ancien selon l'Histoire connue, et n'excluent pas la possibilité de prédécesseurs oubliés. Adam a débuté le cycle adamique, un sous-ensemble de la révélation progressive, il y a 6 000 ans, qui a culminé avec Bahá'u'lláh. L'histoire biblique d'Adam et Ève est allégorique, selon l'explication d'‘Abdu’l-Bahá.

Dans l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, la narration biblique d'Adam et Ève y est considérée en partie littérale et en partie symbolique, avec explications dans le Livre de Moïse et dans le Livre de Mormon. Dans Doctrine et Alliances, Adam est nommé l'archange Michaël (27:11 et 107:54).

Chez les Druzes, Adam représente l'esprit universel et Ève l'âme universelle, « les parents spirituels d'où les âmes adamiques détiennent leurs identités ».

Les historiens francs-maçons ont affirmé qu'Adam et Ève étaient les premiers francs-maçons de l'histoire. Selon ce récit, Adam avait fait bâtir une loge dont Ève avait été exclue car elle était une femme. Ces thèmes sont représentés dans les écrits de Martinès de Pasqually, Claude de Saint-Martin et Willermoz. Il y a aussi la légende d'Adam Kadmon, qui est une figure du courant rosicrucien. Dans le rite d'York, certains Vénérables du 28e degré prennent le nom d'Adam. Ce récit maçonnique ressemble à celui des musulmans en un point : la croyance en une religion adamique, quelle qu'elle soit.

Le récit confronté à la science

Récit étiologique

Confronter la science et le récit adamique n'a pas de sens si le but de l'auteur biblique a été de donner une dimension symbolique et étiologique à ce texte de la Genèse en voulant en faire un récit des origines (origine de l'Homme, du mal avec le péché originel). Adam est mentionné 44 fois[réf. souhaitée] dans l'Ancien Testament, à comparer aux 296 mentions d'Abraham et aux 808 de Moïse : le personnage d'Adam répond aux grandes fonctions de tout mythe : décrire, expliquer et justifier la pénible condition de l'Homme par quelque faute antérieure. Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine y verra une allégorie remarquable de la perte d'innocence apportée à l'Homme par la raison, idée souvent reprise, sans en créditer son auteur, par Erich Fromm dans ses ouvrages.

Aspect scientifique

Le récit d'Adam, quelle que soit son origine, fait intervenir un premier homme et s'oppose donc si on le prend au pied de la lettre à son apparition bien plus graduelle par la théorie de l'évolution. L'évolution humaine progressive, considérée par l'Église catholique — et étudiée par certains de ses membres (Abbé Breuil, Teilhard de Chardin) — comme hypothèse, sera admise à partir de Jean-Paul II et sur recommandation de l'Académie pontificale des sciences, comme « davantage qu'une hypothèse », un euphémisme pour désigner une théorie scientifique. Le concept d'Adam a en ce cas un sens allégorique, prenant acte de la différence énorme d'entendement entre l'Homme et le reste du monde animé. Dans la Genèse, Adam se voit confier par l'Éternel une prérogative importante : donner des noms de son choix à tous les animaux (il ne trouve pas, parmi eux, une aide assortie). Cette délégation de pouvoir disparaît dans le Coran, où c'est au contraire Allah, Dieu en arabe, qui est censé enseigner à Adam le nom de toute chose[réf. nécessaire].

L'espèce Homo sapiens (l'homme moderne) est dérivée d'Homo erectus il y a environ 200 000 ans, quelque part en Afrique. Le peuplement de la Terre aurait commencé il y a 50 à 100 000 ans à partir de là. S'il est possible de considérer mathématiquement à toute l'humanité actuelle tel ou tel ancêtre commun (et le tenant du titre changera au fil du temps par le simple jeu des extinctions de lignées), il existe bien une « Ève mitochondriale », qui aurait vécu en Afrique il y a environ 150 000 ans, et un Adam chromosome Y, vivant aussi en Afrique, et qui daterait de 142 000 ans environ. Malgré leur dénomination biblique, l'Ève mitochondriale et l'Adam Y n'ont pas de raison de s'être connus ni même d'avoir été contemporains. Ils partagent ce statut d'ancêtres de l'humanité avec de nombreux autres individus antérieurs.

Remonter toujours plus loin dans l'arbre phylogénétique ramène idéalement à LUCA.

Les ancêtres communs à toute l'humanité actuelle appartiendraient tous à la partie de l'humanité ayant survécu à un grand étranglement ayant réduit, il y a 70 000 ans, le nombre d'humains à quelques milliers, et de femmes à moins de 500.

La chronologie biblique admise par les fondamentalistes protestants voulant prendre la Genèse au sens littéral estime que Dieu aurait créé Adam en 5 562 avant notre ère et même 4 026 pour les Témoins de Jéhovah (La Tour de Garde, 1/08/1989).

Point de vue de l'Église catholique

Pour l'Église catholique, le principal enseignement du récit de la Création est que l'Homme est une créature divine. La façon dont Dieu a opéré pour créer l'Homme est secondaire et sa présentation dans la Bible ne pouvait être qu'allégorique.

En la matière, la manière dont Dieu a procédé est l'objet de la science, que la création de l'Homme soit le fruit d'une volonté divine est celui de la foi.

L'Église catholique rejette la seconde option possible, celle de « la priorité de l'irrationnel selon laquelle tout ce qui fonctionne sur la Terre et dans nos vies serait seulement occasionnel et un produit de l'irrationnel et affirme que « chacun de nous est le fruit d'une pensée de Dieu » ; elle rejette par ailleurs comme immorale toute extension à un darwinisme social, considérant « juste et utile d'enseigner la science de Darwin, mais pas le darwinisme idéologique » : le darwinisme constitue un édifice descriptif et explicatif, pas une injonction morale et normative. La confusion a été facilitée par une ambiguïté constatée tant en anglais qu'en français : Darwin explique assurément que les lignées le mieux adaptées devraient (ought to) éliminer sur le long terme celles qui le sont moins, mais il s'agit là d'une estimation du probable, et nullement de quelque objectif moral qu'il recommanderait.

L'Église catholique ne s'oppose pas spécialement aux théories de l'évolution, celle-ci étant admise comme simple hypothèse depuis le début du XXe siècle (le jésuite Teilhard de Chardin travaillait dans ce cadre) puis comme davantage qu'une hypothèse en 1996. Sa position est que Dieu est le seul créateur, qu'il a créé le monde par amour, et que l'esprit ne peut pas être le fruit d'une simple évolution de la matière.

Le pape Benoît XVI a résumé le point de vue de l'Église catholique en avril 2007 : le catholicisme croit en « la raison créatrice au début de tout et principe de tout », énoncé peu réfutable au sens de Karl Popper et sur lequel la science ne peut donc prendre de position dans un sens ni dans l'autre.

Adam dans les arts et la littérature

Le cycle d'Adam reste un thème mineur dans l'iconographie de l'art paléochrétien.

Notes et références

Annexes

Bibliographie

  • 2013 : Alain Houziaux, Le mythe d'Adam et Eve : Les tabous, la jouissance et la honte, éd. du Cerf ; lire en ligne.
  • 2003 : Bryan Sykes, La malédiction d'Adam, Éditions Albin Michel.
  • 2006 : James Shreeve, « L'Épopée de l'Humanité », mensuel no 78 de National Geographic France (ISSN 1297-1715).
  • 1988 : (en) Elaine Pagels, Adam, Eve and the Serpent, New York, Random House.
  • Morgan Guiraud, article « Adam » dans M. Ali Amir-Moezzi (dir.) Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 22-26.

Articles connexes

  • Adamites
  • Préadamite
  • Langue adamique
  • Extraits du journal d’Adam
  • Longévité des personnages de la Bible
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Source : Article Adam de Wikipédia

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